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SALON DU LIVRE 01 - Page 21

  • VOEUX 2011

    La vieille dame ramena son châle sur ses épaules, tandis que le valet lançait deux ou trois bûches dans le foyer de la cheminée sarrasine. Elle sourit à son entourage, occupé à « dépiller » le maïs. Tous attendaient qu’elle prenne la parole, c’était son moment préféré, sa petite heure de gloire. Elle, qui ne pouvait plus guère donner la main aux travaux de la maisonnée à cause de ses multiples rhumatismes et son grand âge, pouvait encore les faire rêver au cours des veillées.

    Au dehors, la bise s’engouffrait en multiples tourbillons, explorant tous les recoins de la cour. La neige tombait en abondance, présageant du travail supplémentaire pour le lendemain. L’année commençait durement.

    Soudain l’ancêtre parla d’une voix basse, racontant que c’était arrivé un jour comme aujourd’hui, avec un ciel plein de fureur et de blancheur. La bise noire avait soufflé durant une grande semaine, accumulant les paquets de neige contre les portes des granges et des étables. Il faisait un froid de loup, les mares étaient gelées, et quelques chenapans s’y étaient aventurés pour tenter de belles glissades, avant de tâter de la correction administrée par le maître des lieux.

    Le village tout entier était engourdi. On avait dû écourter les dernières veillées de l’année, pour ne pas rentrer trop tard chez soi.

    C’est ce matin-là qu’il arriva. Personne ne l’avait entendu. Personne ne l’avait vu.

    Le froid de canard qui régnait sur la campagne n’incitait pas les gens à ouvrir volets et portes avant que le jour ne soit levé. Oui, un froid que seuls ces volatiles-là pouvaient affronter ! Les humains, eux, restèrent plus longtemps que d’habitude sous les couvertures ou autour du feu renaissant.

    Le premier qui se rendit compte que ce jour n’était pas comme les précédents, fut le boulanger. Il était sorti pour prendre un bol d’air, après avoir enfourné une fournée. L’inconnu le salua brièvement tout en continuant sa route vers le centre du village. Il allait lentement, faisant crisser la neige gelée sous de grosses chaussures de montagne. Le maître du pain ne fit pas plus attention à lui que cela et retourna bien vite dans la chaleur de son fournil.

    Peu à pue, le village s’anima, on ne pouvait pas rester cloîtré indéfiniment ! Dans l’aube brumeuse et glace, on se mit à déblayer les entrées, les chemins d’accès au grand chemin. La neige accumulée durant le nuit gicla des pelles de bois pour aller s’amonceler sur les bas-côtés, là où elle ne gênerait personne, en attente de la suivante. Certains rentraient de grosses brassées de bois que la cheminée aurait tôt fait d’avaler goulûment. Si ce froid continuait encore longtemps, les réserves fondraient comme glace au soleil… Plus loin, les premiers bruits de sabots retentirent : on sortait les chevaux d’une écurie. Puis ce furent ceux des gamins qui galopèrent le long des chemins, poursuivis par d’autres qui lançaient de grosses boules immaculées.

    Brusquement, tout cessa…

    On avait pris conscience que quelque chose n’était pas comme d’habitude. Quelqu’un avait aperçu l’inconnu, sous le porche d’une entrée. Celui de la maison du maire, ou celui de monsieur l’entrepreneur ? On ne sut jamais… Peu importe. Il était là, occupé à déballer un grand sac de cuir bouilli. Un immense bagage noirci par les voyages et les manipulations.

    Il en sortait des choses bizarres, inconnues.

    Cela fit le tour du village comme une traînée de poudre enflammée... On vit affluer les habitants sur la place du village, les uns après les autres, tous attirés par ce type habillé de sombre, intrigués par cet étranger. Ils s’assemblèrent en demi-cercle autour de ce bonhomme surgi de nulle part. A cette époque, on n’aimait pas beaucoup les gens venus d’ailleurs, que cela soit du village d’à côté ou de plus loin. Aussi, tous avaient en main de quoi se défendre : un bâton, une fourche, une pelle à neige, un fouet, une faux, un coutelas… Tous se méfiaient de cet étranger, qui ne pouvait en effet n’être venu chez eux que pour nuire, faire le mal. Il en était de même quand les « monsus » de la ville passaient, ou quand on entendait la clochette du colporteur. La méfiance tenait les rênes du village, et c’était bien ainsi ! On ne voulait ni du bagou des vendeurs à la sauvette qui ne pouvaient que vous voler, ni des susurrements des diseuses de bonne aventure qui repéraient les mauvais coups futurs ; encore moins des regards fuyants des voleurs de poules, ces bo’miens qui arrivaient comme des nuées de corbeaux ! Et je ne vous parle pas des mercenaires débauchés par les armées ! Bref, on se méfiait comme la peste de tous ces routards pas… comme ceux d’ici…

    L’étranger se retourna, dépliant son grand corps. Il y eut un mouvement de recul, qu’il le vit pas, ou fit mine de ne pas voir. On ne lui apercevait pas le visage, engoncé dans une capuche de fourrure. Du lapin, sans doute. Il lança un sonore « Bonjour les amis ! », auquel personne ne répondit. Il se pencha de nouveau vers son attirail. Les habitants interloqués et de plus en plus méfiants et hostiles le virent déposer autour de lui des sortes de tubes qu’il pointa vers le ciel gris. Une dizaine en tout.  Il fouilla alors dans ses poches, en extirpa un vieux briquet, en battit l’amadou pour produire une flamme claire, tremblotante sous les assauts de dame bise. Il mit le feu à ce qui semblait être des mèches sortant de la base de chacun des tubes. On recula encore un peu. Si cet énergumène voulait la bagarre, il allait l’avoir, c’est sûr.

    L’homme recula un peu, tout en faisant signe à tous de ne pas bouger, de sa main largement ouverte.

     Il y eut des détonations, puis les premiers traits de feu jaillirent vers les nuages d’encre qui crachaient de nouveau leurs rasades de flocons. De multiples couleurs s’épanouirent au dessus des toits ployant sous le poids de la neige, dessinant des fleurs gigantesques, des ruissellements de paillettes lumineuses, des fontaines multicolores, des éclatements d’arc en ciel.

    La tension diminua, les yeux s’ouvrirent en grand, des sourires apparurent sur les faces rudes des villageois.

    Et on entendit le voyageur inconnu s’écrier :

    « Bonne année à vous tous, bonnes gens ! Je suis l’an nouveau, je suis celui que vous attendiez pour vous promettre joie, prospérité, santé, amitié, amour ! »

    Lentement, sans un mot de plus, il remballa ses affaires, ferma son volumineux sac, et, leur tournant le dos, s’en alla sur le chemin, portant d’autres villages ses vœux et souhaits…

     

  • Le Livret 2010.

    Le livret des nouvelles 2010 a été envoyé aux 10 lauréts.

    La semaine prochaine, nous l'enverrons également aux auteurs "Coup de Coeur" des jurés.

    Merci encore à tous ceux qui ont écrit, et en route pour 2011 et son lot de textes.

  • 2011, déjà !!!

    C'est la coutume, dit-on, alors ne dérogeons pas à cette dernière...

    Toute l'équipe du Salon du Livre des Pays de l'Ain vous souhaite une année deux mil onze pleine de joie et de lectures belles et bonnes. Que cette nouvelle année soit à la mesure de vos espérances.

    Et que l'inspiration, issue de la lucidité éthylique ou d'ailleurs, vous donne des ailes pour nous enchanter avec vos textes sur le vin ou/et la vigne.

    Meilleurs Voeux 2011

     

    INFO : nous avons déjà reçu quelques nouvelles...

  • Une fois n'est pas coutume...

    Allez... Je me fais un peu de pub ! Parce que c'est bientôt la période des fêtes et des cadeaux... Et que la lecture peut être un excellent cadeau !

    J'ai commis quelques polars, en bon français j'espère !

    L'un se déroule sur une journée au cours du Salon du Livre d'Attignat, sur fond de vieilles croyancers ancestrales qui amènent le tueur à perdre la tête et accomplir l'irréparable ("Salvert-tige en Bresse", 130 pages, 5€).

    Le suivant traque un fou entre Bresse et Pologne, qui assassine des jeunes filles selon un cérémonial assez bestial. L'adjudant Delpiéri aura bien du mal à débrouiller les fils de l'affaire, sur fond d'histoire familiale personnelle ! ("Le gardien d'Osiris", 320 pages, 7€; prix bas suite au rachat du stock à l'éditeur qui diminue ses activités)

    Le troisième est un clin d'oeil à tous ceux qui ont un jour vécu en internat, avec tout ce que cela a pu comporter de bonnes choses et de périodes moins gaies. Alors, au nom de ce passé, un inconnu supprime des gens qui n'ont apparemment rien en commun, dans un Croix Rousse lyonnaise qui a rapidement la "pétoche"!  ("Puzzle macabre chez les gones", qui a terminé dans le trio de tête du concours du Quai des Orfèvres 2010, 320 pages, 11€).

    Le dernier a Montmartre pour cadre, où les responsables des associations marquantes du XVIIIe arrondissement se fond proprement envoyer ad patres. Le commissaire Lombard en perdra patience et sommeil. ("Montmartre sur crime", 280 pages, 11€)

    A noter : un pack des 4 bouquins pour les fêtes ou pour tout autre circonstance (on ne lit pas que pour Noël, ce serait dommage!) pour 25€, port offert, livraison rapide...

    Pour les voir, pour commander, pour demander un renseignement :

    www.diamant-vouivre.fr

     

    Voilà, une fois n'était pas coutume... Tout le reste est sur le site mentionné.

     

  • Concours de Nouvelles 2011... "La Vigne... le Vin".

    A partir d'aujourd'hui, je donnerai ici même toutes précisions concernant le Concours de Nouvelles 2011.

    Première précision:

    Le nombre de signes.

    Comme il est dit dans le règlement, une nouvelle de deux paragraphes de 10 lignes peut être bien meilleure, avoir un meilleur impact, que sa "collègue" de cinq pages !

    Il est donc parfois inutile de "bourrer" pour atteindre les 7500 signes +/- 10 à 15 %. Nous préférons au contraire un texte ramassé, allant à l'essentiel, en bon français, et qui donne envie d'être relu, parce qu'il arrive à "chavirer" le juré, le lecteur.

    A bientôt pour une nouvelle précisio, au fur et à mesure que les demandes arrivent, par mail, ou de vive voix au fil des rencontres dans les salons du livre.

  • TORDONS LE COU...

    Suite à divers commentaires dépités (???) sur le nombre de signes des nouvelles primées, juste un petit "tordons le cou aux calomnies" !

    SI NOUS AVIONS ECARTE TOUTES LES NOUVELLES DE PLUS DE 1500 SIGNES PAR PAGE, IL N'Y AURAIT PAS EU DE CONCOURS !!!! SI SI SI !

    Sur les 172 reçues, on aurait dû en virer au bas mot 150 !

    Pourquoi ?

    Je renvoie la question à ceux qui ont écrit !

    DONC, le jury a décidé de conserver tous les textes. Je reprécise que la tâche des jurés a été gigantesque !!!

    A noter, d'ailleurs, que sur les nouvelles totalisant plus ou moins 1500 signes par page, seules deux sont arrivées dans les premières, (avec une grille de lecture et notation identique !)

    Ainsi donc par conséquence,  pour le concours 2011, on  précise qu'une nouvelle de 1 ou 2 pages peut être excellente. Pas besoin de "bétonner" pour arriver au but ! Pas la peine non plus de remplir chaque page de 8 000 000  de signes, au contraire.

    Le dit règlement est toujours dans la rubrique "A propos", située colonne de gauche, juste au-dessus de "Notes récentes".

  • Les LAUREATS du CONCOURS de NOUVELLES

    Grand Prix du Salon du Livre 2010 (400€) remis par M. Jean Paul Rodet, vice-président du Conseil Général de l'Ain:

       Jacques BERNARD, pour "Rencontre fortuite à Slyoudianka".

    Prix du Château de Salvert (200€), remis par M. Martial Goyard, maire d'Attignat:

       Natacha Samson, pour "Traquée". (également prix des 16/25 ans, d'un montant de 50€)

    Prix des jurés du Salon du Livre (100€):

       Laurence Polère, pour "Les bancs de Corail"

    4eme prix (40€): Eléonore Affinito, pour "De l'égoïsme des points de vue"

    5eme Prix (40€): Emmanuelle Cart-Tanneur, pour "Etoile filante"

    6eme prix (40€): Sébastien Broc, pour "Atlantic Express"

    7eme prix (40€): Hélène Geli, pour "L'inconnu de l'horloge"

    8eme prix (40€): Catherine Gaillard-Sarron, pour "Le train de 11h30"

    9eme prix (40€): Sara Girod, pour "Le voyage imprévu"

    10eme prix (40€): Dominique Chappey, pour "L'attente".

       Nous avons primé les 10 vainqueurs grâce à l'implication du Conseil Général de l'Ain. Merci à lui.

     

    Les Coups de coeur des jurés. Les huit jurés avaient droit à un "Coup de coeur". Si l'un d'eux désigna un texte primé ("Atlantic Express"), les sept autres désignèrent les oeuvres suivantes:

     "Chère moitié", de Jean Marie Palach

     "Le 10/12" de Carl Tremoureux

     "Dans ses yeux", de Gwénaëlle Viard

     "Train de Vie", de Julien Tournier

     "El Deber, Bolivie", de Cindy Gassmann

     "Impressions de gare", de Eric Maillard

     "Le wok", de Lionel Girard.

    BRAVO à tous, et en route pour l'an prochain avec un nouveau concours qui débute dès aujourd'hui.

    Thème : "La vigne... le vin".

  • BRAVO ENCORE UNE FOIS !!!!!

    Les auteurs étaient au rendez-vous...

    Le public le fur aussi, comme l'an dernier, comme ces derniers 12 ans !

    Bravo et merci:

    Merci pour les écrivains venus présenter leurs oeuvres, ils ne furent pas déçus...

    Merci pour les vingt bénévoles qui ont "assuré" un maximum durant ce dimanche, de 6 h 30 à 18 h 30, puis en soirée pour tout ranger...

    Chapeau et à l'année prochaine.

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    Durant cette semaine, je mettrai en ligne photos, articles de journaux, textes primés au concours de Nouvelles, ET bien sûr, Feuillet d'inscription poour 2011, ET règlement du Futur Concours de Nouvelles. A vos plumes, ce sera "Le vin... la vigne", et il faudra tout simplement scotcher les jurés au fond de leurs fauteuils.

    Mais on en reparlera.

    Votre serviteur va maintenant aller décompresser jusqu'à demain matin, il en a besoin avant d'écrire de travers !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • CE SOIR ... ... ...

    Voilà...

    On y est presque...

    Dure semaine qui s'achève, entre les préparatifs pour la remise des prix du Concoours de Nouvelles ce soir à 20 heures 30 à Attignat (pour tous ceux qui viendront : ne vous affolez pas, le fléchage sera à la heuteur, dès la sortie de l'autoroute "Bourg Nord". Pas besoin de Gépé-esse, ni de boussole, encore moins de pendule... Nous avons nos champions du panneau qui vont carburer dès ce matin... Ensuite ? Comme le Petit Poucet...

    Soirée ce soir à 20 heures 30 donc, avec:

     -Accueil des participants

     - Balade du côté des trains miniatures présents et explications des spécialistes de la chose

     - Petit laïus sur le Concours et quelques statistiques (personne ne pourra y échapper !)

     - On dévoile les gagnants, ils reçoivent, ô émerveillés, leurs prix !

     - Discours des personnalités présentes (dans l'ordre : M. le Maire d'Attignat, M. le Conseiller général du Canton, M; le Vice Président du Conseil Général à la Culture)

     - Lecture de la nouvelle Grand Prix du Salon.

     - Vin d'honneur, discussions à bâtons rompus (ou pas!), flânerie au milieu des premiers livres exposés.

    Durée de cette soirée : environ deux heures.

    Mise en ligne de la nouvelle dès la fin de soirée sur ce site, en rubrique pages: "Les Nouvelles 2010"

     

  • POUR VENIR AU SALON

    Facile...

    Voici la carte de la région.

    Il faut sortir de l'autoroute à "Bourg nord".

    Par la route, en venant de Boourg en Bresse : suivre Calon et Montrevel en Bresse.

    En venant du nord, traverser Montrevel et plein sud, vers Bourg, vous rencontrerez fatalement (!) Attignat

     

    Carte-acces-gm.jpg